…Todo el Pérou !

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Et voici en exclusivité la vidéo qui retrace notre parcours.

La Croix Andine

C’était le Pérou…

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Samedi 21 Janvier.

Après avoir vécu Noël sous le feu de Cusco,
Après avoir parcouru 500km en 22 heures,
Après avoir rencontré un couple improbable de troubadours à Ayachucho,
Après avoir fêté le nouvel an longtemps après la France
Après avoir traversé en coup de vent quelques villes pas cool,
Après avoir pris contact avec la jungle sous la mousson à Tingo Maria,
Après avoir attrapé un bateau de justesse à Pucallpa,
Après avoir remonté l’Amazone dans un hamac,
Après avoir survécu une semaine au coeur de la Selva,
Après avoir été guidés par un loup dans un corps de shaman,
Après avoir bouffé du caiman au petit déj,
Après avoir combattu de féroces nuages de moustiques,
Après avoir parcouru en 2 heures le retour d’une allée de 4 mois,

nous voilà de retour à Lima.

Le coeur un peu gros, nous bouclons à l’instant même nos valises. Ce soir, l’avion nous attend. C’est du Pérou plein les sacs et la tête que nous nous apprêtons à mettre un point à cette aventure. Pas un point final cependant, car un nouveau chapitre va s’ouvrir à la suite de celui-ci. Notre chemin au Pérou est terminé, mais ce voyage et toutes ces expériences continuerons longtemps de faire chemin en nous, nous suivant tel un bagage supplémentaire, qui loin de nous alourdir, nous enrichit d’une myriade de nouveaux outils.

Nous souhaitons remercier toutes les personnes qui nous ont soutenu, suivi, encouragé, aidé, financé, qui ont cru en notre rêve et nous ont permis de le réaliser.
Nous souhaitons aussi rendre un hommage aux nombreuses personnes que nous avons rencontré et qui furent tous des amis plus formidables les uns que les autres. La plupart d’entre-eux sont représentés dans la page "croisée". Chacun, à sa manière, nous a marqué et a contribué à rendre notre voyage unique.

A l’image de notre aventure, ce blog touche à sa fin. Beaucoup d’histoires n’ont pas été comptées mais nous les gardons précieusement en mémoire pour les partager avec vous de vive voix dès notre retour. Nous espérons de tout notre coeur que vous avez pris plaisir à nous lire, et que le récit de notre parcours vous aura fait aussi voyager aussi un peu.

Le taxi est devant l’hostal, nos sacs sont sur le pas de la porte, dans 24h nous serons de retour au bercail, laissant derrière nous les mototaxis et leur tuning kitsch, l’imbuvable Inka-cola et la très buvable cusquéna, les chiens errants, les mercados, le pollo frito, les anticuchos, les mamitas et leurs jus de papaye, les bus déglingués, les bruits de la ville, leur odeur, leur ambiance, nos amis backpackers, les flûtes de pan, l’espagnol et le quechua, les fiers fils du soleil, les plantureuses péruviennes, les pierres à 12 angles, les montagnes, l’Amazone, le désert, la côte Pacifique, les grands lacs d’altitude et leurs villages secrets,

en un mot: LE PEROU.

Notre itinéraire - Le vrai !

Vivre à Cusco… partie 3: Profiter.

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Dans la cité centenaire des Incas, on sait aussi s’amuser. Et c’est tant mieux, car on est pas venus jusqu’au nombril du monde seulement pour faire la vaisselle et passer le balais.

Nous ne nous étendrons pas sur les multiples musées, les dizaines d’églises, les centaines de ruines, les milliers de kilomètres de trek qui pullulent dans et autours de Cusco, car bien que le sujet ne manque pas d’intérêt ce n’est pas l’objet principal de ce post. (En temps qu’étudiants en design, on ne manque pas d’occupations, à commencer par notre projet, qui nous prend pas mal de temps et est une des raisons pour laquelle le rythme des publication est si ralenti ces derniers temps. Loin de nous plaindre, on est toujours ravis de voir a quel point notre travail ressemble à… des vacances !) Ce qui nous intéresse ici c’est comment on profite de Cusco en temps que Cusquénien.

Mais comme on est généreux, voici tout de même dans notre selection de photos, en vrac, les sites à ne pas louper, quelques tranches de vie nocturne et autres activités locales croustillantes ! Enjoy…

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D’autre-part, si vous voulez vous intégrer parmi la jeunesse cool de Cusco, voilà un petit guide qui devrait vous aider; Il constitue le vocabulaire de base à connaître par coeur.
Tout d’abord il vous faut quelques Chocheras (= Pote) motivés pour vous suivre à travers la jungle urbaine. Pas trop Huachafos (Ringards) si possible; laissez à l’appart le Pavo (Nerd) de service, si vous ne voulez pas faire fuir les Mamacitas (Meufs). L’idéal est de connaître quelqu’un qui a un Chamba (Job) dans un bar Bacan (Stylé). Installez vous, commandez une ou deux Al polo (Mousses bien fraîches), et repérez la Calabacita (Bimbo) de vos rêves. Attention toutefois à celles qui sont Bambas (plastifiées/trop maquillées), vous pourriez avoir une mauvaise surprise… Après avoir fini vos Chelas (Binouzes), laissez quelques Cocos (Dollars) sur la table et partez à l’assaut. Avec un peu de chance vous réussirez très vite à obtenir une Chape (pelle – celle qui se roule) de l’élue de votre coeur – ou élu, si vous êtes plutôt Brocoli (Gay). Après quelque temps passé à vous Afanar (Tripoter), vous aure peut-être envie de montrer que vous n’êtes pas un Chibolo (Gamin), et conduirez votre belle jusqu’à votre appart. N’oubliez pas de mettre un Poncho (Capote) !

Si comme nous, vous débarquez un jour dans cette belle région, vous savez maintenant ce qui vous attend…

Vivre à Cusco… partie 2: S’organiser

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Trouver sa place

Ca y est, nous avons un appart. Il est meublé, décoré, ne reste plus qu’à décider qui dort où. 4 voyageurs, 3 chambres. Dilemme. Notre proprio, Sarah Rodriguez, nous a fourni un matelas supplémentaire. Il va donc falloir décider qui d’entre nous héritera de la chambre sombre mais avec un matelas double, de celle qui n’a qu’un lit simple mais bien éclairée, et quels malchanceux (tout est relatif ) devront se partager la 3ème chambre.

Ca se jouera, une fois n’est pas coutume, au barbu ! Bilan des courses: Gab 4ème, Fel3,  Pi2, Cat1. Un compromis est voté; on échangera à mi-temps de la location, soit au bout de 16 nuits. Pour l’instant, Cat et Pierre sont ravis.

Les Joies De La Vie En Communauté

Se rassasier: Quelles sont les options à notre disposition quand on veut casser la croûte à Cusco ? Le plus simple et le plus économique, c’est le mercado central. Pour les non-initiés, le mercado central, c’est le forum de la ville Péruvienne. Mêlant marché artisanal, échoppes de souvenirs en toc, boucherie, fruits et légumes, boutiques de fringues dégriffées, on peut y trouver presque tout, si on y passe un peu de temps. Ajoutez à cela une joyeuse cantine où tout Cusco se retrouve de 8h à 18h pour déguster une omelette aux saucisses ou un ceviche délicieux mais risqué, le tout dans une ambiance festive rythmée par la musique criarde qui coule des hauts parleurs, et les appels des cuisinières qui tentent de vous hameçonner et vous aurez déjà une idée de ce à quoi ressemblent nos déjeuners.

Voilà comment ça se passe: On se balade au hasard dans les rangées de mini-cuisines, toutes triées par type de menu, où chaque mama nous sourie en nous invitant plus ou moins autoritairement à rejoindre leur carré. Au bout de quelques minutes, on se laisse convaincre, toujours totalement au hasard, et on va s’asseoir sur les bancs étroits de l’une d’entre elle, qui jette alors un regard triomphant à ses voisines fumasses. Si vous êtes seul, vous aurez la chance de voir votre repas accompagné de la gazette locale. Sinon il va falloir jouer des coudes pour atteindre le plan de travail, car l’espace attribué à chaque cuisine ne dépasse pas 2m de large, et déborder sur celle d’à côté vous attirera à coup sûr les foudres de sa propriétaire. Dans tout les cas, vous serez servi en moins de 2 minutes, payerez moins de 5 soles (1,40E env.) et passerez on bon moment.

Dans la gamme juste au dessus, qui reste très raisonnable, il existe toute une série de restaurants spécialisés où on peut goûter aux plats locaux les plus populaires: Poulet au barbecue, poulet frit, chinois sauce latino, chiffas, fast foods, cuyerias ( le cuy est une des spécialités les plus réputées du pays: il s’agit tout simplement de cochon d’inde rôti !) et autres salchipaperias sont les plus fréquents.

Si vous manquez de temps, vous avez la possibilité de vous arrêter dans la rue au niveau d’un vendeur ambulant. Leurs petits chariots fumants renferment parfois des mets surprenants et riches comme par exemple des brochettes d’alpaga, du coeur de boeuf en sauce ou des beignet de pommes de terre fourré aux oeufs durs et petits pois dignes des meilleurs restos. Et là, les prix défient vraiment toute concurrence, la portion dépassant rarement les 2 soles.

Enfin, pour les plus pointilleux, reste une dernière solution: l’attrape-touriste. Ces restaurants haut-de-gamme à la décoration soignée et aux menus aguicheurs se reconnaissent souvent à leur enseigne traduite en anglais et aux labels des guides touristiques accolées à leurs portes. Ils sont propres, ils sont branchés, ils ont un balcon avec vue sur la Plaza de Arma, ils proposent des prestations de qualité et des plats traditionnels garantis sans tourista, pour des prix soudainement beaucoup moins pittoresques.

Remplir le frigo: Besoin de quelque chose ? Orion, La estrella de los precios bajos, est là pour vous. Avez vous déjà fait vos courses dans un supermarché installé dans une ancienne bâtisse inca ? Si non, c’est pas grave; ça n’a pas grand intérêt. Passé la porte d’entrée, plus rien ne le distingue d’une grande surface made in Europe, à part peut-être les montagnes de paneton qui recouvrent tous les rayons, sorte de brioche de noël aux fruits confits dont les péruviens sont complètement fous. Les prix sont bas, le client est roi, et on vous file en prime un sac plastique par article acheté.

Une autre option est de faire ses courses au mercado pour rentrer cuisiner chez soi. Plus laborieux, plus long, et plus cher, à moins d’être un as de la négociation (pas besoin de le rappeler, ici TOUT se négocie ). Mais la traversée des étals surchargés et aux contenus parfaitement hétéroclites vaut le détour. Sans compter l’agitation ambiante et les milliers de scènes de vie qui se jouent autours de vous à chaque instant. Ici, un vieillard tente péniblement de refourguer ses peignes en plastique à deux hollandais qui ne parlent pas espagnol, là un enfant lance une toupie sur un chien boiteux, encore ici deux marchandes pipelettes gloussent en vous regardant, pendant qu’une troisième s’est endormie au milieu de ses sacs de mais noir. Autant de détails drôles et fascinants qui vous font vous sentir vraiment au Pérou…

S’improviser chef: Le frigo plein, il va falloir se mettre à la cuisine. Cuisine comportant le strict minimum en matière d’équipement: Bien sûr, on a un blender, mais on a aussi un verre, 4 assiettes, 2 couteaux, 2 fourchettes, une poêle et deux casseroles, dont une est utilisée en permanence pour faire bouillir l’eau. – Car non, ici, l’eau du robinet n’est pas potable. Pas pour nous, pauvres occidentaux élevés à l’aseptisé, au désinfecté, au pasteurisé. Il faut donc faire bouillir l’eau avant de la boire, ou alors mettre pour chaque litre d’eau une pastille purifiante à 4 euros pièce (le prix de 25 litres d’eau en bouteille). Bref  – Qui s’y colle ? C’est Gab bien sûr. Notre cuistot national nous a déjà régalé maintes fois de ses salades composées. Bien sûr, il est rarement tout seul, nous autres lui prêtant volontiers assistance à tour de rôle, et le remplaçant même parfois (On a tenté pour vous, Pierre et moi, le chili con carne ! Pour éviter de vous mettre à table à 1h du mat, lancez la cuisson des haricots LOOOONGTEMPS avant. Vraiment. ) Et pour tromper la monotonie des pâtes-riz-pommes-de-terre, nous avons même lancé un concours de cuisine: Una cena casi perfeccionada. Résultats à venir…

Mettre les mains dans le plat: Oui, même aux aventuriers téméraires que nous sommes, il arrive de devoir faire la vaisselle. Pour cela, les péruviens ont un truc bien à eux: le Sapolio. C’est un petit pot d’une mixture indéfinissable, d’un vert glauque, dans lequel on doit tremper l’éponge. Et comme en plus l’eau est glacée, c’est pas très agréable, donc on se relaie pour faire la vaisselle. Fascinant.

Se blanchir: Oui, même les baroudeurs impétueux comme nous doivent laver leurs vêtements. Pas de machine à laver ici, c’est tout à la main. On a un lavabo spécial, sans bonde bien sûr, et une lessive qui s’appelle patito (petit canard). Le plus, c’est que les cordes à linge sont sur la terrasse. Étendre ses affaires au milieu des toits de cusco, tout en profitant du doux soleil de décembre et de la vue panoramique, c’est le bonheur.

Se faire beau: Oui, les explorateurs de l’extrême que nous faisons ont aussi besoin de prendre une douche de temps en temps. Ce qui n’est pas une mince affaire puisque les douches ici on un caractère bien trempé (sans mauvais jeu de mot). Pas question de chauffe-eau ou de ballon, ici, c’est une résistance placée au niveau du pommeau qui chauffe l’eau en direct juste avant sa sortie. Les moins: c’est pas très esthétique, ca marche mal, plus le débit est fort plus l’eau est froide, on doit donc choisir entre la pression et la température (on prend en général 6 à 7 minutes pour trouver le bon réglage ), et par dessus le marché on se prend des coups de jus une fois sur deux. Les plus: on y reste pas longtemps, c’est donc plus écologique.

Garder contact

Comme malgré toutes nos tâches quotidiennes vous nous manquez beaucoup, il a fallu qu’on trouve comment prendre de vos nouvelles et vous en donner.

On a essayé le téléphone, mais à 80 centimes la minute notre forfait a vite rendu l’âme;

On a essayé les lettres, mais le résultat fut peu concluant: Sur les 10 que nous avons envoyé, seul 5 sont arrivées à destination;

On a essayé les mails, mais on a tellement de choses à raconter que ça nous occupe 50% de notre temps libre. Et on culpabilise trop pour copier-coller nos messages d’une personne à l’autre;

On a essayé skype, mais la connexion  internet est très instable, car on la partage dans tout l’immeuble. Du coup, le voisin du dessus branché en permanence sur sa PS3 et celui d’en face qui passe sa vie sur youp**n, il ne reste plus beaucoup de bande passante et la qualité des appels laisse franchement à désirer;

Non, finalement, ce qui marche le mieux, c’est encore de mettre à jour le blog !

Vivre à Cusco… partie 1: S’adapter

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Voilà bientôt trois mois que nous avons quitté la France. Trois mois que l’on voyage, que l’on sillonne l’Amérique du Sud à travers monts et vallées, trois mois que l’on vit tous les jours une nouvelle aventure. Pourtant, de rencontres en galères, de surprises en changements de plans, on commence à prendre nos marques. Voici comment, au fil des jours, la vie s’organise pour quatre voyageurs à peine débarqués dans Cusco, et se sentant, peut-être un peu présomptueusement, déjà Cusquéniens…

Cusco

Ancienne capitale des Inca, Cusco est aujourd’hui celle du tourisme au Pérou. Et pour cause, c’est une ville magnifique et extraordinaire que tout voyageur passant dans la région se doit de découvrir. Protégée à 360° par de hautes montagnes aux silhouettes rassurantes, la 3ème ville péruvienne s’étale dans la vallée, abritant en son coeur les vestiges de l’historique cité. Là, les maisons aux fondations de pierres asymétriques, si caractéristiques de l’architecture inca, se serrent les unes contre les autres depuis plus de 500 ans, formant ensemble le dessin d’un gigantesque puma visible uniquement depuis le ciel. Comme décapitées à hauteur d’épaule, voir au 1er étage (segundo piso), elles sont complétées par un deuxième étage de style colonial, dont les boiseries souvent colorées créent un effet de contraste saisissant avec la douceur de la pierre.

Marcher à travers les ruelles du quartier de San Blas, vides après 1 heure du matin, est une expérience indescriptible. Tel Arianne ayant perdu son fil, on se plaît à errer joyeusement d’une rue à un escalier, d’une petite place à un ruisselet, longeant les rigoles qui scindent la chaussée en deux rives d’un mini fleuve à présent tari. Gare à celui qui n’est pas acclimaté à l’air des hauteurs ( ce qui n’est plus notre cas ! ), les 3600m d’altitude et la pente des rues peuvent rapidement avoir raison de son souffle… Eclairés par les milles lumières de la ville, on tombe parfois sur un dessin gravé à même le pavé ou sur une impressionnante pierre à 12 angles.

Le décors de la calle Chapparo, à l’autre extrémité du centre, est à peine différent. Fort heureusement pour nous, c’est ici que nous avons décidé de poser nos sacs et d’y établir notre campement, pour un gros mois et trois petits jours.

Le Nid

Comment décrire notre appartement ? De style minimalo-vieillot, pourvu de grandes baies vitrées avec vue sur les voisins à en faire déprimer Renan Luce et de moult canapés couleur méchante tourista à motif floral, il nous a été livré sans ampoule et sans vaisselle mais avec télé cablée et blender deluxe. Pas de panique, en parfaits petits designers nous avons très vite entrepris la re-décoration du lieu, à notre sauce.

Rien à faire malheureusement pour la couleur des canapées, mais nous avons camouflé le vilain jaune potiron des murs du salon avec tout ce qu’on a trouvé de feuilles de papier. Notre carte du Pérou, devenue bien inutile, a tout de même permis de combler les vides. Ce nouveau support nous sert à présent de tableau de brainstorming sur lequel les idées qui nous passent par la tête peuvent être couchées à tout moment. Une multitude de post-it multicolore vient achever le tableau, tel une nuée d’oiseaux exotiques venus nous susurrer à l’oreille les détails de notre prochain projet.

Heureusement il y a une… (roulements de tambours) …TERRASSE ! Ainsi, petits chanceux que nous sommes, nous pouvons sans bouger de chez nous admirer une vue panoramique de tout Cusco, église San Pedro au premier plan. Les perspectives de tuiles qui partent dans toutes les directions ( on a compté pas moins de 11 églises visibles depuis un même point du toit !) nous consolent amplement des petits défauts de notre appart’, auquel on s’est déjà attaché.

Pour tromper le silence de nos 100m2, nous avons disposés, bien en évidence, nos deux guitares, le tambour offert à Quentin pour son anniversaire et notre didgeridoo. Et, comme ça ne nous suffisait pas, on a acheté en plus une paire d’enceintes. (300watts).

Il est temps de réarranger tout ça. On déplace les canapés, on enlève les tables, on cherche, on hésite, on argumente, en quête du cocon idéal. L’un veut garder la télé, l’autre trouve que ça manque de convivialité, un 3ème a besoin d’une chaise pour sa chambre, le dernier n’aime pas l’orientation de la lumière. Quand enfin on se met d’accord, notre nouvel appart ressemble déjà à une scène de lendemain de soirée. Nos sac éventrés dans les chambres on laissé échapper nos 18kg d’affaires, aussitôt éparpillés sur toute la surface du loft. Crayons, carnets de croquis, bobines de fils à bracelets brésiliens, jeux de cartes, bonnets péruviens, appareils photo et leur lot de cables et chargeurs ont prit le contrôle des lieux.

Il va falloir s’organiser.

Copacabana

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Ahh Copacabana…

…Sa plage de galets ronds et doux, sa vue imprenable sur le lac Titicaca, son coucher de soleil, son armada de bateaux de plaisance aux couleurs bariolées accrochés aux pontons…

…Ses montagnes chaleureuses, ses paysages amicaux aux étranges allures de Provence, au milieu desquels on reconnaîtrait presque des senteurs de thym et de lavande…

…Son mini-mercado où l’on peut déguster à toute heure des ispis, de la trucha grillée ou encore des beignets dégoulinants de miel…

…Sa population de roots tisseurs de bracelets brésiliens…

…L’ Isla del Sol, ses petits villages pittoresques, ses petites chemins de pierre ou il fait si bon se perdre, ses champs en terrasse à perte de vue, sa météo clémente, si clémente d’ailleurs qu’elle nous inspire une lumineuse idée: Installer notre campement sur la plage pour y dormir à la belle étoile: On dégotte une petite crique et on déballe nos affaires. La guitare miniature achetée à la Paz accompagne joliment l’installation des pierres du feu de camp. Armés d’un pollo n’attendant que d’être grillé ainsi que de bananes et d’une plaquette de chocolat, nous nous mettons en quête de bois sec ( pas si facile ! ). Nous profitons longuement de l’eau et d’un ciel étoilé immaculé ( jusqu’à 11h uniquement ) avant d’être surpris par un orage.  Galère ! Il ne pleut pas encore, mais à une heure de toute trace de civilisation, il va falloir speeder. On remballe toutes nos affaires éparpillées sur la plage façon crash de boeing et on entame l’escalade de la falaise. Tiens, un mouton mort ! sympa ! Dans le noir total à peine entamé par une lune faiblarde qui filtre à travers les nuages, on cavale sur la crête de l’île à la recherche d’un abris. 45 minutes plus tard, on retrouve la trace d’un village et on s’engouffre dans le dernier bar encore ouvert de l’île. Il ne pleut toujours pas, mais une petite bière nous aidera tout de même à nous remettre de nos émotions.

2h du matin. Le bar ferme, il n’a pas plu. Qu’à cela ne tienne, la nuit nous tend les bras. On repart à l’aventure, au clair de lune enfin revenu. Enfin, après avoir longtemps erré le long de la côte, on trouve le coin idéal. Un carré d’herbe loin de tout, près de l’eau, où on déploie nos sacs de couchage sans hésiter. Le clapotis des vagues nous bercera, les premiers rayons du soleil nous réveilleront en douceur. Une petite baignade matinale dans les rochers, trois notes de guitare qui flottent dans l’air chaud et parfumé qui nous vient de la mer. Euh du lac pardon. On profite de l’instant. Une fois de plus, seuls au monde.

…Ahh Copacabana…

Un aperçu de La Paz

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